L'expertise de Polytechnique Montréal place l'IMC² au coeur de deux projets soutenus par le Consortium national pour la cybersécurité

27 NOVEMBRE 2023

Le professeur titulaire Frédéric Cuppens dirige un projet de programme pancanadien de formation en cybersécurité, destiné aux jeunes cyberentreprises et à la relève en entrepreneuriat, tandis que le professeur adjoint Mohammad Hamdaqa collabore à un projet de conception d’un système de sauvegarde combinant la déduplication et le chiffrement des données.

Cybersécurité et cyberrésilience. (Illustration : Adobe Stock)(Image : Adobe Stock)

Dans le cadre du Réseau d’innovation pour la cybersécurité du gouvernement du Canada, le Consortium national pour la cybersécurité, un réseau pancanadien qui soutient le développement de l’écosystème de la cybersécurité au Canada par le biais de la recherche et du développement, de la commercialisation et de la formation, apporte un appui de 999 990 dollars au projet « De la formation à la cyberstart-up innovante » qui est mené par Polytechnique Montréal.Le projet, dont est responsable le professeur Frédéric Cuppens du Département de génie informatique et génie logiciel, vise l’établissement d’un programme pancanadien de formation qui sera tourné vers les professions de la cybersécurité et adaptable aux cycles de l’innovation. Il comportera des volets portant sur la jeune cyberentreprise innovante, la formation en évolution et orientée vers l’entrepreneuriat et l’apprentissage à travers des modules de mises en situation réalistes,Ce programme formera les étudiantes et les étudiants à l’entrepreneuriat et aidera les personnes participantes à lancer des entreprises en cybersécurité, offrira une formation à tous les niveaux qui sera orientée vers les professions prioritaires de la cybersécurité et les évolutions technologiques, et développera les compétences cybertechniques à travers un apprentissage concret.Le projet est réalisé dans le cadre des activités de l’Institut multidisciplinaire en cybersécurité et cyberrésilience (IMC2), dont le professeur Cuppens est le directeur, avec l’apport de chercheuses et de chercheurs de HEC Montréal et de l’Université de Montréal. Également, l’institution financière Desjardins et l’organisme Cybereco collaborent au projet. Propolys, le service de soutien à l’entrepreneuriat de Polytechnique Montréal, pilotera le volet portant sur la formation des étudiantes et des étudiants à l’entrepreneuriat et l’appui au lancement d’entreprises en cybersécurité.

« Le programme de formation développé dans le cadre du projet vise à répondre à deux enjeux prioritaires pour le Canada, soit former plus de talents en cybersécurité et attirer davantage de personnes vers les métiers de l’entrepreneuriat dans ce domaine, explique le professeur Frédéric Cuppens. Il contribuera à faire du pays un leader mondial de la cybersécurité grâce à l’apport de partenaires académiques, financiers et industriels qui, ensemble, visent à améliorer la cyberrésilience des organisations et des individus et à soutenir l’innovation qui permettra de répondre et de s’adapter efficacement aux cyberrisques qui sont multiples et en croissance. »

« Cet appui du Consortium national pour la cybersécurité à notre projet collaboratif souligne la force de l’approche multidisciplinaire de l’IMC2 et de ses partenaires, note Marc Gervais, directeur exécutif de l’Institut. Ce soutien confirme entre autres la pertinence de nos efforts interuniversitaires et met en lumière le rôle clé de notre initiative dans le développement et la promotion de l’éducation en cybersécurité. »

Collaboration à la conception d’un système de sauvegarde

Mohammad Hamdaqa, professeur adjoint au Département de génie informatique et génie logiciel, collabore au projet « Conception d’un système de sauvegarde confidentiel, évolutif et performant » qui est mené par Ali José Mashtizadeh, professeur adjoint en science informatique à l’Université de Waterloo. Le fournisseur de solutions informatiques Acronis collabore également au projet qui a reçu un appui de 370 036 dollars du Consortium national pour la cybersécurité.

Ce projet de recherche vise la construction d’un système de sauvegarde des données en infonuagique qui sera en mesure d’éliminer les doublons tout en maintenant le chiffrement de l’information stockée chez un fournisseur de services en ligne. Les travaux réalisés ont trait notamment à la déduplication confidentielle et à l’optimisation des réseaux.

« Je dirige le développement d’optimisations basées sur l’apprentissage automatique pour l’informatique de périphérie en présence de nœuds de périphérie tiers non fiables dans le cadre de ce projet, explique le professeur Hamdaqa. En outre, je participe à la conception de solutions évolutives de gestion des métadonnées et des clés. Je contribue aussi au développement et à la vérification du système de sauvegarde sécurisé. »

Le Consortium national pour la cybersécurité, qui a été mandaté par Innovation, Sciences et Développement économique Canada pour diriger le Réseau d’innovation pour la cybersécurité, a annoncé un appui de 11,2 millions de dollars à vingt projets d’une valeur totale de plus de 39,2 millions de dollars. Ce consortium, qui collabore avec les secteurs privé et public pour favoriser l’innovation et le développement des talents en matière de cybersécurité et accroître l’activité économique liée à la cybersécurité au Canada, a été établi par l’Université de Calgary, l’Université Concordia, l’Université du Nouveau-Brunswick, l’Université métropolitaine de Toronto et l’Université de Waterloo.


Le professeur Frédéric Cuppens et le professeur Mohammad Hamdaqa.

Article publié au Carrefour de l’actualité de Polytechnique Montréal